Nos activités se découpent en deux périodes :
- l'artistique, où nous travaillons et diffusons notre musique ;
- l'alimentaire, durant lequel nous travaillons pour payer les factures (loyer et nourriture).
Certains musiciens travaillent dans une entreprise et y ont trouvé l’équilibre avec leurs activités musicales. D’autres débutent dans les deux domaines et ne savent pas trop comment gagner leur vie et continuer à développer leur art.
La question est : comment gagner de l’argent et rentabiliser au mieux les efforts et le talent ? Cet article est donc un résumé des différents moyens à la disposition des musiciens.
Les moyens artistiques :
Si votre musique se prête à des représentations publiques, vous pouvez...
1) Obtenir un cachet pour chaque concert
Qu’il s’agisse d’un bar, d’une salle des fêtes, ou d’une association, la licence d’entrepreneur du spectacle est obligatoire pour organiser plus de 3 concerts ou évènements par an.
L’organisateur est dans l’obligation légale de rémunérer les artistes par un cachet individuel ou collectif avec bulletin de salaire et contrat de travail nominatif.
Ces documents seront indispensables pour faire reconnaître votre activité de musicien et bénéficier des droits sociaux de tout salarié ; retraite, formation, et assurance chômage.
A noter : Un groupe de musiciens même formé en association ne peut pas éditer de bulletin de salaire pour ses propres membres. Si le cachet obtenu est collectif, il sera officiellement destiné aux frais en commun du groupe.
2) Vendre ses CD auto-produits
Attention ! Cette possibilité ne s’adresse qu’aux artistes qui sont auteurs compositeurs interprètes et qui n’ont pas confié la gestion de leur droits à la Sacem.
Vous pouvez enregistrer et graver vos propres compositions sur CD afin de les proposer au public, au cours d’un concert , d’un spectacle de rue , ou par Internet. Vous pouvez proposer votre CD au prix de votre choix. Suivant votre notoriété, la qualité sonore, le prix de vente peut aller jusqu’à 10 euros par galette !
Votre distribution, échappant au circuit commerciale de l’industrie musicale, est exonéré de TVA. Les bénéfices que vous réalisez sont non commerciaux et à déclarer dans la case droits d’auteurs de la déclaration d’impôts.
Attention ! Pour bénéficier de ce régime, il ne faut pas d’intermédiaire sur la vente du CD.
A noter : Cette méthode ne supprime pas votre solidarité artistique avec les sociétés d’auteurs, les éditeurs et producteurs de musique. Ils touchent en effet leur part sur chaque achat de CD vierge.
3) Devenir un intermittent du spectacle
La première démarche indispensable est de se rendre à l’ANPE pour rencontrer un conseiller.
Munissez vous de tous vos contrats de travail (l’activité de musicien est régie par le statut d’intermittent)
Si vous pouvez justifier de 507 heures de travail de scène effectuées sur une période de 10 mois vous ouvrirez des droits pour une durée de 9 mois. Cela représente un peu plus de 1 heure et 33 minutes de spectacle par jour 7j/7
4) Donner des cours particuliers de musique
Au sein d’une école, d’un conservatoire de musique ou bien à domicile (comme d’autres font du baby-sitting).
Il faut de la patience, de la pédagogie, un minimum de connaissance théorique, et surtout... de la patience !
Les moyens alimentaires :
... ceux qui n’ont aucun rapport avec la musique mais qui payent le loyer.
1) Etre inscrit comme demandeur d’emploi à l’ANPE...
...et se tenir informés des offres correspondantes à votre profil et à votre disponibilités. On ne sait jamais, un miracle peu arriver !
2) Faire de l’intérim
L’avantage de l’intérim est la flexibilité des périodes de travail. Vous pourrez ainsi alterner période artistique et alimentaire en suivant vos besoins et projets.
A noter : une période de travail de 6 mois à temps plein donnent droit à des indemnités versés par l’Assedic en cas de chômage.
3) faire une demande de RMI
C’est le dernier recours : il faut avoir plus de 25 ans et aucun autre revenu.
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